Vaporesso Armour GS, la finition et la puce au détail
Un pod mod se juge souvent à sa cartouche et à sa résistance. Le Vaporesso Armour GS mérite un autre regard, celui que l’on porte sur une box de collection, parce que Vaporesso le vend autant sur son habillage et son écran que sur ses watts. Corps clouté, bouton métallique, interface à thèmes, puce maison au nom ronflant. Reste à faire le tri entre ce que l’objet offre vraiment et ce que la fiche raconte.
Ce que vaut la finition du Vaporesso Armour GS
Le Vaporesso Armour GS est un pod mod à un accu 18650 non fourni, réglable de 5 à 80 W, de 126 x 39 x 28 mm. La page de Vaporesso lui annonce un écran TFT de 0,96 pouce à trois thèmes d’interface, et décrit au nom de l’Armour G un corps clouté et un bouton de tir métallique.
Son électronique reste celle d’un pod mod. Elle règle la puissance, avec trois modes, Pulse, Eco et Smart, sans contrôle de température, et l’appareil ne se décrit qu’avec sa cartouche maison. C’est un objet plaisant à tenir et à regarder, pas une box d’exception.
L’habillage de l’Armour GS, matériau et détails
Le Vaporesso Armour GS se reconnaît d’abord à la main. Vaporesso a voulu un gabarit robuste, à la mesure du nom de la gamme, et a concentré ses efforts sur trois zones, le revêtement de prise en main, les reliefs du boîtier et le bouton de tir.
Un revêtement venu de l’automobile
La page de la série Armour G et GS décrit un nouveau matériau, d’ordinaire utilisé pour les sièges de voiture. La phrase est écrite au nom de l’Armour G, la version à batterie intégrée, et la page ne dit pas noir sur blanc que le GS en hérite.
Pour le GS, la fiche d’un revendeur français parle de simili-cuir. La lecture la plus prudente est donc celle d’un revêtement synthétique de type cuir, dont la composition exacte n’est publiée nulle part. C’est un détail qui compte sur ce site, où l’on attend d’une finition qu’elle soit nommée.
Clous, bouton de tir et bandeau lumineux
Le boîtier porte un motif clouté que Vaporesso qualifie de design élancé, et le bouton de tir est présenté comme métallique et coloré. Comme le revêtement, ces deux descriptions figurent dans les blocs consacrés à l’Armour G, sur une page commune aux deux modèles.
La fiche technique du GS mentionne enfin un voyant LED, en plus de l’écran. Le bandeau néon décrit le long du corps est, lui aussi, rédigé au nom de l’Armour G. Avant de choisir le GS pour cet éclairage, mieux vaut le vérifier sur des photos du coloris visé.
L’écran du Vaporesso Armour GS et ses trois thèmes
L’écran est l’élément le plus abouti de l’objet. Il ne se contente pas d’afficher la puissance, il change d’apparence selon le goût de son propriétaire, une attention que l’on attend plutôt d’une box que d’un pod.
Race Car, General et RIM
Selon Vaporesso, le mod G et GS reçoit une nouvelle interface sur son écran TFT de 0,96 pouce, avec trois thèmes, Race Car, General et RIM. Un revendeur britannique reprend les trois thèmes pour le GS seul, et lui attribue la puce AXON avec le mode Neo Pulse.
Luminosité et animation
La notice papier ne parle d’aucun thème, mais elle décrit deux réglages d’affichage dans le menu des paramètres, Bright pour la luminosité et Animate pour activer ou couper l’animation de vapotage. Ces deux réglages suffisent à rendre l’écran discret, et les thèmes se vérifient sur l’écran plutôt que dans le livret.
Puce AXON et Neo Pulse, ce que pilote l’électronique
Sous le capot, Vaporesso met en avant sa puce AXON. Le vocabulaire est flatteur, mais les données publiées sont minces, et c’est là que le regard d’un amateur de box doit se faire exigeant.
Ce que Vaporesso dit de la puce AXON
La page fabricant associe la puce AXON à une saveur puissante et constante, sans chiffre. Elle ne donne ni temps de déclenchement, ni précision de la régulation, ni fréquence de mise à jour du signal. Le seul chiffre publié reste la plage de 5 à 80 W, commune au G et au GS.
Trois modes, tous en puissance
Neo Pulse est présenté comme une évolution du mode Pulse, décrit comme une sortie à tension constante. En mode Eco, la puissance classique se règle à la main. Le mode Smart propose seul une puissance quand une résistance GTX est en place.
Aucun de ces modes ne contrôle la température. Le terme COREX, également mis en avant par la marque, est associé à l’Armour G sur la page, sans description de ce qu’il recouvre.
La cartouche, une pièce rapportée du design
La cartouche G Series termine la silhouette du Vaporesso Armour GS. Elle se remplit par le haut et règle l’air par une arrivée supérieure à quatre positions.
La fiche fabricant annonce une contenance de 5 ml pour la version internationale et de 2 ml pour la version TPD. En France, seule cette dernière se vend, puisque la directive européenne 2014/40/UE limite à 2 ml la contenance des réservoirs. Vaporesso annonce une cartouche anti-fuite avec trois sigles maison, Double Top, Triple S et Quadra Leakproof, qu’aucune page lue ne détaille.
Armour GS ou box haut de gamme, ce qui sépare les deux mondes
Comparer l’Armour GS à une box de collection n’a rien d’injuste. Le pod mod emprunte leurs codes visuels, et il est utile de savoir ce qu’il ne reprend pas.
Le premier écart tient au connecteur. Aucune fiche lue ne mentionne de filetage 510, et Vaporesso ne décrit l’Armour GS qu’avec sa cartouche G Series et ses résistances GTX. Impossible donc d’y visser un reconstructible ou un clearomiseur de son choix, là où une box comme la Centaurus BT200 et ses sept modes se vend seule, sans atomiseur imposé.
Le deuxième écart tient au boîtier lui-même. Les box d’exception publient leur alliage, aluminium brossé, inox ou zinc, alors que Vaporesso ne nomme pas le matériau du châssis de l’Armour GS. Le troisième tient à la régulation, puisque la puce ne propose ni contrôle de température ni courbe de puissance, deux outils que les puces YiHi des SX Mini placent au centre de l’expérience.
Pour qui la finition de l’Armour GS a du sens
Le verdict dépend de ce que l’on attend d’un bel objet. L’Armour GS soigne ce qui se voit et se touche, et laisse de côté ce qui se règle.
Pour un vapoteur qui vient d’un pod simple et veut un appareil plus valorisant, l’Armour GS apporte un écran personnalisable, un bouton métallique et un accu 18650 que l’on choisit soi-même. Pour un amateur de box qui cherche une régulation fine, un châssis métallique documenté et la liberté de l’atomiseur, il ne remplace pas une box. Ce profil se tournera plutôt vers une gamme Argus pensée pour le haut de gamme, qui documente son alliage de zinc et propose un contrôle de température.
FAQ
Cinq questions que les fiches de l’Armour GS laissent souvent sans réponse, au-delà de sa finition et de sa puce.
Quels coloris existent pour l’Armour GS ?
La page de Vaporesso liste neuf coloris pour le GS, Black, Brown, Silver, Blue, Green, Pink, Pink Leopard, Racing Blackfire et Puzzle Aqua. La disponibilité varie selon les revendeurs.
Que signifie DTL dans « Armour GS DTL » ?
DTL veut dire direct to lung, l’inhalation directe. La fiche du fabricant ne présente le GS qu’avec une cartouche DTL, contrairement à l’Armour G, également décliné en MTL.
Qu’apporte l’Armour GS2 par rapport au GS ?
Selon Vaporesso, le GS2 garde l’accu 18650 et la plage de 5 à 80 W, passe du verrouillage par bouton à un verrouillage automatique doublé du bouton, renforce la protection de l’accu et adopte trois nouveaux thèmes, Classic, Meteor et Engine. Il est livré avec des résistances GTX Dual Mesh.
Quelle taille fait l’Armour GS ?
Vaporesso annonce 126 x 39 x 28 mm. L’accu 18650 explique ces 126 mm de hauteur, plus que les 113 mm de l’Armour G à batterie intégrée.
Le logiciel de l’Armour GS se met-il à jour ?
Aucun des documents publiés par Vaporesso pour l’Armour GS ne mentionne de mise à jour du logiciel. Mieux vaut donc choisir l’appareil pour ce qu’il fait à l’achat, thèmes compris.
Vaporesso Armour GS, une finition soignée au service d’un pod mod
L’Armour GS habille un pod mod avec les codes d’une box, corps clouté, bouton métallique et écran à trois thèmes. Son électronique reste volontairement simple, trois modes de puissance, une puce AXON décrite sans chiffres et une cartouche maison à la place d’un filetage 510.
Le Vaporesso Armour GS se choisit donc pour le plaisir de l’objet plus que pour la profondeur des réglages. Une grille de lecture qui vaut pour tout matériel haut de gamme, dont la finition se juge à ce qu’elle nomme et documente, pas seulement à ce qu’elle montre.
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